Pour les Premières Nations et les Inuit, l’apprentissage est un processus continu tout au long de la vie, qui se vit de façon holistique et expérientielle.
Pour une personne enseignante qui s’engage dans l’exploration et la découverte des peuples autochtones, il est important d’adopter la posture d’apprenant ou d’apprenante. Dans le contexte de la compétence 15, on part du principe que la personne enseignante est elle-même un apprenant ou une apprenante.
Ce paradigme invite la personne enseignante à s’engager dans un processus d’apprentissage continu, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la classe, en cheminant également avec les personnes apprenantes de son milieu. Cela suppose de reconnaître qu’elle n’a pas toutes les réponses, mais aussi de prendre le temps d’écouter. Il s’agit d’apprendre progressivement à partir des relations et de l’expérience, en privilégiant l’apprentissage avec les personnes et les communautés, dans le respect de leurs savoirs et de leurs façons de transmettre. Dans ce contexte, le rôle de la personne enseignante consiste moins à transmettre des contenus qu’à guider la réflexion, à modéliser le questionnement et à accompagner l’exploration et l’intégration de nouvelles connaissances liées aux réalités des Premières Nations et des Inuit.
Cette posture, qui suppose une certaine vulnérabilité, favorise l’ouverture et crée des conditions propices à des apprentissages plus profonds et signifiants. Elle implique également de prendre le temps de mener une réflexion personnelle sur sa propre culture, sur son exposition aux réalités autochtones, ainsi que sur les biais et les privilèges qui se construisent au fil du parcours de vie, afin de mieux les reconnaître et de les mobiliser de façon consciente et responsable dans sa pratique.
Cette réalité concerne également le personnel enseignant autochtone. Bien que les personnes puissent avoir une connaissance personnelle et vécue de leur culture, il demeure rare de pouvoir se considérer comme spécialiste de celle-ci, et encore moins comme expert ou experte des réalités des différentes Premières Nations et des Inuit qui occupent le territoire maintenant connu sous le nom de Kebec.
En conclusion, soulignons que l’ouverture à l’apprentissage et l’attitude de bienveillance prévaudront toujours sur les connaissances préalables.
