Dimension 7

Apprentissage tout au long de la vie

Reconnaître que chaque personne apprenante fait partie d’une grande famille et d’une communauté qui contribuent à son cheminement d’apprentissage, lequel se prolongera tout au long de la vie

I Description

Reconnaître que chaque personne apprenante fait partie d’une famille élargie et d’une communauté implique de comprendre le rôle fondamental que celles-ci jouent dans son parcours éducatif. Dans les contextes autochtones, la famille élargie peut inclure, au-delà du noyau familial immédiat, les Aînés et Aînées, les grands-parents, d’autres membres de la parenté ainsi que d’autres personnes significatives de la communauté qui contribuent à l’éducation, au soutien et au développement de l’enfant.

L’apprentissage ne se limite pas à la scolarisation formelle ni à une période précise de la vie. Il s’inscrit dans une continuité intergénérationnelle et se déploie dans divers contextes, notamment à l’école, au sein de la famille, dans la communauté et sur le Territoire. La transmission des enseignements traditionnels, de la langue et des valeurs culturelles tout au long du parcours éducatif renforce le sentiment d’appartenance de la personne apprenante et soutient le développement d’un rapport positif à son identité.

L’apprentissage tout au long de la vie se construit également dans des relations de partage entre les personnes apprenantes, les familles, les communautés et l’école. Dans cette perspective, l’enseignant ou l’enseignante n’est pas uniquement une personne qui transmet des savoirs, mais aussi un apprenant ou une apprenante qui continue d’acquérir des connaissances au contact des autres, en faisant preuve d’ouverture, d’humilité et de réflexion tout au long de sa pratique. Cette posture contribue à créer des environnements éducatifs sécurisants et porteurs de sens, favorables à la réussite et au mieux-être collectif.

II La dimension en action

  • Inclure la famille élargie des personnes apprenantes. Il n’est pas rare que celles-ci considèrent plusieurs tantes, oncles, cousins et cousines comme des membres de leur famille immédiate. Il faut donc accorder une place à cette famille dans nos discussions et nos invitations. Cette grande famille occupe une place et détient des responsabilités bien réelles auprès des personnes apprenantes, et le fait de les inclure permet de mettre en évidence tout le système de soutien qui gravite autour d’elles.
  • Ajuster ses pratiques aux réalités familiales et communautaires des apprenants et apprenantes autochtones. Ces réalités influencent les conditions d’apprentissage, notamment lorsque plusieurs personnes partagent un même domicile ou lorsque les personnes apprenantes sont appelées à participer à des activités familiales, culturelles ou traditionnelles. Il est important de valoriser ces apprentissages et de reconnaître que pour certaines familles, ils seront prioritaires par rapport aux apprentissages scolaires (présence à l’école, devoirs et leçons).

IV Pour aller plus loin

  • Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec. (s.d.). Voix et savoirs. [Site]

    Répertoire de guides, de rapports et d’études portant sur différents enjeux touchant les peuples autochtones, notamment l’éducation, la santé, la jeunesse et les réalités autochtones en milieu urbain.

    https://www.rcaaq.ca/nos-publications/

  • Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador. (s.d.). Adoption et tutelle coutumières. [Site]

    Ressource informative expliquant les notions d’adoption et de tutelle coutumières et permettant de mieux comprendre leur fonctionnement, leur reconnaissance juridique et leur importance dans certains contextes autochtones.

    https://cssspnql.com/adoption-et-tutelle-coutumieres/